Lors de cette réunion,
l'architecte, la paysagiste et un intervenant « technique »
présentent leur projet : aménagements extérieurs, abris, mur
végétal et plantation d'une forêt dans la cour...
Les élèves formulent
plusieurs demandes pleines de bon sens :
-
création de
préaux ou d'abris transparents ou avec des puits de jour devant
TOUS les bâtiments y compris devant le service restauration, ce
qui permettrait aux élèves de rester dans l'enceinte du lycée
plutôt que de se rendre dans les cafés avoisinants ;
-
éclairage du
seul abri déjà construit qui est trop sombre ; le surcoût
serait à la charge du lycée ;
-
les cubes tout en
béton déplaisent et sont dysfonctionnels ; ils obligent à
avoir constamment de l'éclairage pour y travailler.
En réponse,
-
L'architecte ne
peut proposer plus de 160 m² d'abris ou de préaux vu son
enveloppe budgétaire.
-
Mr Le Proviseur,
quant à lui, précise que les cubes étaient initialement prévus
en couleurs primaires mais que la couleur bleue « flashy »
du premier a provoqué un tollé général. Lors de la visite du
Président de Région Alain Rousset, ce dernier a convenu en accord
avec M.l'architecte des bâtiments de France mais sans concertation
avec les usagers du lycée que les cubes resteraient « bruts ».
L'administration et les équipes pédagogiques ont obtenu que le
sujet soit réexaminé ; des solutions doivent être proposées par
l'architecte.
Par ailleurs, la
documentaliste exprime le scepticisme général du projet de
végétalisation d'une paroi du CDI jugé très sombre.
En réponse à nos
demandes sur les normes HQE et les énergies alternatives mises en
place au lycée dans le cadre de l'agenda 21 et du grenelle de
l'environnement et sur la possibilité de doter l'établissement
de panneaux photovoltaïques pour pallier au surcoût électrique
du préau, nous avons eu silence et réponse embarrassés. Sur le
dernier point il nous a été indiqué que les batteries prendraient
trop de place pour le stockage et que les panneaux ne pouvaient pas
être placés sur les cubes ou les préaux.
Nous avons fait part de
notre étonnement : un bâtiment public tel qu'un lycée doit être
exemplaire au niveau des normes à respecter même si l'amortissement
de leurs coûts se chiffre en dizaines d'années. Dans 10 ans, toutes
ces normes seront rendues obligatoires de manière coercitive. Alors
pourquoi ce qui est possible dans d'autres pays européens ne l'est
pas en France ? Est-ce au nom de l'exception culturelle dont on se
pare encore ?
En conclusion, rien
n'est gagné, la grogne semble monter, le projet de « forêt »
dans la cour n'a intéressé personne, l'heure est aux questions
sur les préaux pour se protéger des intempéries et sur le
traitement qui sera prévu sur les cubes déjà construits avant
d'évoquer les prochains.
L'architecte, dans
un souci de rattraper les choses, a proposé des réunions avec les
élèves délégués et les élèves d'art plastiques intéressés
afin de prendre note de toutes les suggestions et d'en intégrer le
plus possible.
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