L’UFAPE, Union fédérale des associations de parents d’élèves de l’étranger, créée en 1971, est une des composantes de la PEEP. Son rôle est de défendre les intérêts des familles françaises et étrangères dont les enfants sont scolarisés dans les établissements français à l’étranger.
Cette union fédérale a plusieurs objectifs : application à ces établissements de toutes les mesures en faveur de l’enseignement adoptées en France, meilleure intégration des familles au sein des établissements, réussite de l’insertion des bacheliers dans l’enseignement supérieur.
L’UFAPE poursuit son activité au service de ses APE : envoi de documents d’information, interventions auprès des organismes de gestion des établissements afin d’apporter une solution aux difficultés rencontrées, intervention auprès des ministères de tutelle et notamment de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE) afin de résoudre des cas particuliers.
Allocution de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européenne,
lors de la 7ème session de l'Assemblée des Français de l'étranger.
(Paris, 3 septembre 2007)
"La deuxième priorité de notre action est la question de la scolarité à l'étranger. Je sais qu'elle est au cœur de vos préoccupations. C'est le premier dossier que nous avions évoqué ensemble avec vos représentants lors de notre rencontre début juin. Le président de la République s'est engagé, lors de la campagne, sur la prise en charge par la collectivité nationale du coût des études pour les lycéens français. J'ai souhaité qu'ensemble nous examinions toutes les options permettant de les mettre en œuvre. J'ai demandé l'avis de votre commission chargée de l'enseignement à l'étranger, qui a formulé début juillet ses recommandations.
J'ai souhaité qu'au-delà des travaux de votre assemblée, l'ensemble des acteurs de la communauté scolaire puisse en débattre. Dans ce cadre, j'ai demandé à la directrice de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE), Mme Maryse Bossière, que je tiens à saluer tout particulièrement pour son dynamisme et son engagement, d'animer un groupe de travail réunissant élus, parents, enseignants, milieux associatifs et administrations. Ce groupe s'est déjà réuni à deux reprises au cours de l'été.
Après cette phase de discussion et de dialogue, les choix ont été arrêtés. Le président de la République lui-même a décidé que dès l'année scolaire 2007-2008, la collectivité nationale prendra à sa charge la scolarité des enfants français qui sont en terminale. Cette décision amorce un processus qui s'étendra au cours des deux années scolaires suivantes aux élèves de première, puis de seconde. Plus généralement, il nous faudra faire en sorte que le coût de la scolarité ne soit plus un fardeau pour celles des familles françaises qui éprouvent des difficultés à scolariser leurs enfants dans nos écoles à l'étranger. Un effort financier important sera ainsi mobilisé : 5 millions d'euros dès cette rentrée et 20 millions d'euros en 2008.
J'ai également entendu le message que vous ne cessez de relayer sur l'état préoccupant de notre parc scolaire. On ne transige pas avec la sécurité de nos établissements. En 2008, un effort de près de 10 millions d'euros sera engagé afin d'amorcer l'indispensable remise aux normes de nos établissements les moins adaptés et la poursuite d'un programme de constructions nouvelles. Tout ne sera pas possible, il faudra hiérarchiser, mais vous pouvez compter sur ma détermination à poursuivre ce plan de remise à niveau au-delà de 2008.
Il me semble que le moment est dorénavant venu pour que nous réfléchissions ensemble à l'avenir de notre incomparable réseau scolaire à l'étranger. Chacun le mesure bien : nos lycées sont souvent saturés et ne peuvent plus répondre à une demande croissante de scolarisation ; l'accueil des élèves étrangers s'effectue dans des proportions moindres, or c'est un enjeu essentiel pour la présence de long terme de la France à l'étranger. Le président de la République et le Premier ministre viennent de me demander, dans la lettre de mission qu'ils m'ont adressée, de présenter un plan de développement de nos lycées français à l'étranger.
Je propose pour cela que soient organisés des "états généraux de l'enseignement français à l'étranger", c'est-à-dire une concertation devant réunir l'ensemble des acteurs de ce dossier pour débattre des orientations à donner à ce plan stratégique. Je demande à Anne Gazeau-Secret, qui préside le conseil d'administration de l'AEFE, à Alain Catta et à Maryse Bossière, de me proposer dès cet automne les modalités de lancement de ce débat, auquel contribueront les "plans école" demandés à chacun de nos ambassadeurs. Le ministère de l'Education nationale y sera étroitement associé. Ces groupes devront se réunir à Paris, en province et à l'étranger."
Documents utiles
- Bourses scolaires au bénéfice des des enfants français résidant avec leur famille à l'étranger (format PDF - 300 Ko)
- L'enseignement français à l'étranger (format PDF - 671 Ko)
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